<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><feed xmlns="http://www.w3.org/2005/Atom" ><generator uri="https://jekyllrb.com/" version="3.10.0">Jekyll</generator><link href="https://blog.mosenjo.com/feed.xml" rel="self" type="application/atom+xml" /><link href="https://blog.mosenjo.com/" rel="alternate" type="text/html" /><updated>2026-03-23T09:41:44+03:00</updated><id>https://blog.mosenjo.com/feed.xml</id><title type="html">Le Blog de Mose Njo</title><subtitle>idées sur le monde, d&apos;un point de vue Madagascar; idées brutes dès fois, polies parfois, émotions espiègles ma foi</subtitle><entry><title type="html">Rova masina, Rova mantsina?</title><link href="https://blog.mosenjo.com/posts/rova-m/" rel="alternate" type="text/html" title="Rova masina, Rova mantsina?" /><published>2026-03-23T00:00:00+03:00</published><updated>2026-03-23T00:00:00+03:00</updated><id>https://blog.mosenjo.com/posts/rova-m</id><content type="html" xml:base="https://blog.mosenjo.com/posts/rova-m/"><![CDATA[<hr />
<blockquote>
  <p>Article publié la première fois le 5 juin 2020.
Les edits ne sont que cosmétiques, ma foi—enfin, presque.
Une traduction en en malgache disponible un peu plus bas.
—</p>
</blockquote>

<p><img src="/assets/img/rovam1.webp" alt="Ny jeneraly de Gaulle sy ny vadiny mitsidika ny Rova" />
<em>Ny jeneraly de Gaulle sy ny vadiny mitsidika ny Rova tamin’ny 1953 © Saripika: Jean-Pierre Razafy-Andriamihaingo, Labodiplo, arsiva samirery</em></p>

<hr />
<p>Cet article sera bref.</p>

<p>Très bref.</p>

<p>Pas trop quand même.</p>

<p>Je ne parlerai que d’une chose.</p>

<p>Et d’une seule.</p>

<p>Je ne parlerais pas du fait que construire quelque chose de plus au Rova et le donner un nom, c’est une habitude des monarques (et non des présidents de la République) pour se démarquer de ses prédécesseurs, surtout.</p>

<p>Je ne parlerais pas du fait que les électeurs se demandent s’ils ont élu un roi ou un président de la République, comme le souligne Paul Rabary, ancien ministre de l’Education Nationale et sociologue.</p>

<p>Je ne parlerais pas du fait que le Professeur Raymond Ranjeva, président de l’Académie malgache, ancien juge à la Cour internationale de Justice de La Haye, et descendant du premier historien malgache Raombana du début du XIXe siècle, qualifie cette construction de symbole de la désunion des Malgaches et se demande si ce serait une bonne idée pour ce régime de laisser un tel héritage.</p>

<p>Je ne parlerais pas du fait que le Général Désiré Ramakavelo, poète et ancien ministre de la Défense nationale, se demande si les dirigeants se rendent bien compte que l’obstination à construire ce Colisée pourrait bien être la source de troubles et pourrait même faire vaciller le régime.</p>

<p>Je ne parlerais pas du fait que Gilbert Raharizatovo, ancien journaliste, rare écrivain dans la sphère politique et ancien ministre de la Communication et de la Culture du temps de la dernière transition dirigée par ce même président cette fois-ci élu, soutient que ce projet de construction vise la destruction de l’âme malgache.</p>

<p>Je ne parlerais pas du fait que le président a promis que le Rova sera reconstruit à l’identique.</p>

<p>Je ne parlerais pas du fait que le président a promis que la reconstruction de Besakana se fera en premier.</p>

<p>Je ne parlerais pas du fait que le président a démarré la construction en catimini, en pleine confusion du confinement.</p>

<p>Je ne parlerais pas du fait que le directeur général du ministère de la Communication et de la Culture chargé de défendre ce désir présidentiel soit un ancien humoriste — un des plus populaires parmi les humoristes  nommé Francis Turbo, qui va vite, c’est peut-être pour cela qu’il a rejoint le TGV?— qui arrive même à me faire rire lors d’une de ses dernières interventions télévisées sur des sujets ô combien sensibles où lui-même, ça se voit, se retient de rire.</p>

<p>Je ne parlerais pas du fait qu’au fond, pour moi, tout ce qui m’importe, c’est que le Rova soit reconstruit, mais pas n’importe comment, mais pas à n’importe quel prix, et que, dans tous les cas, d’aucuns diraient mon avis compte bien moins que l’avis des experts sur le sujet.</p>

<p>Je ne parlerais pas du fait que dans le comité dit scientifique censé penser la reconstruction du Rova, les dits scientifiques sont minoritaires contre les politiques, le poids de leur opinion pourrait être nul, leur présence ne pourrait servir que de justification.</p>

<p>Je ne parlerais pas du fait qu’un membre de ce comité dit scientifique a affirmé dans Le Monde que la construction de ce Colisée n’a pas été soumis aux scientifiques.</p>

<p>Je ne parlerais pas du fait que les plus grands experts du Rova et de la reconstruction d’un Patrimoine n’ont pas été consultés— le savoir et l’amour du Rova et du patrimoine transcendant les questions futiles comme l’origine.</p>

<p>Je ne parlerais pas du fait que pour nous, Malgaches, surtout Tananariviens, le traumatisme de l’incendie criminelle du Rova est comparé dans un article du New York Times en 1996, comme l’incendie de l’abbaye de Westminster, la tour de Londres et le palais de Buckingham, et tout ça en une seule nuit, en une seule fois.</p>

<p>Je ne parlerais pas du fait que pratiquement personne ne semble se demander où sont passés les dispositifs anti-incendies 🧯 dans le Rova qui sont censés être présents dans tous les musées du monde, quelle serait la responsabilité en amont.</p>

<p>Je ne parlerais pas du fait que le Rova était bien plus entretenu, respecté et protégé avant 1960, et bien sûr, avant 1895.</p>

<p>Je ne parlerais pas du fait que des éboulements de cette Haute-Ville a provoqué dans un passé récent et plus d’une fois des maisons détruites et des morts et que l’absence d’études préalables est plus que problématique, au bas mot.</p>

<p>Je ne parlerais pas du fait qu’il existe des lois qui interdisent la circulation de gros véhicules dans ce quartier de la Haute-Ville, et que ces lois existent pour une bonne raison.</p>

<p>Je ne parlerais pas du fait que l’approvisionnement en eau par la société gérée par l’Etat qui se charge de l’eau et de l’électricité laisse à désirer — pour rester poli — et ce quartier ne fait pas exception.</p>

<p>Je ne parlerais pas de tout ça.</p>

<p>Je ne parlerais que d’une seule et unique chose: l’odeur.</p>

<p>De ce qui va se produire, pourrait se produire, j’espère ne se produira pas.</p>

<p>Du passage du Rova masina à Rova mantsina.</p>

<blockquote>
  <p>Masina se traduit par Sacré.
Mantsina se traduit par puant.</p>
</blockquote>

<p>J’espère, du fond du cœur, qu’après avoir eu à subir le traumatisme de l’incendie du Rova, on n’aura pas à subir la puanteur d’Anatirova.</p>

<p>On sait tous l’intérêt que nos dirigeants portent envers l’hygiène pour ne citer que le lac Anosy, en plein quartier administratif et bien visible du Palais d’Ambohitsirohitra, les rivières et les canaux qui traversent la capitale, les abords de la Haute Cour Constitutionnel, pour ne citer que.</p>

<p>Tout le monde ne peut s’empêcher de faire la remarque sur la saleté et la puanteur de la capitale de Madagascar — ça se dit tout bas, souvent.</p>

<p>J’espère, du fond du cœur, qu’après avoir eu à subir le traumatisme de l’incendie du Rova, on n’aura pas à subir la puanteur d’Anatirova.</p>

<p>Les Japonais 🇯🇵, dit-on, jugent la propreté intérieure d’une personne à sa propreté extérieure.</p>

<p>J’espère, du fond du cœur, qu’après avoir eu à subir le traumatisme de l’incendie du Rova, on n’aura pas à subir la puanteur d’Anatirova.</p>

<p>C’est tout ce que j’ai à dire.</p>

<p>Ah oui, une dernière chose.</p>

<p>Il me semble que la fosse septique de ce machin qu’ils ont d’abord appelé Arène, puis Colisée se retrouve presque exactement à l’emplacement de la première Tranovola (et non la seconde) de Radama Ier et juste à côté de l’église.</p>

<hr />

<p><img src="/assets/img/rovam2.webp" alt="Rova, 1908" />
<em>Saripika: Eugène Gallois, 1908</em></p>

<hr />

<p>Tsy ho lava ity lahatsoratra ity.</p>

<p>Fa ho fohy.</p>

<p>Tsy ho fohy loatra kosa anefa.</p>

<p>Tsy hiresaka afa-tsy zavatra iray aho.</p>

<p>Iray tokana monja.</p>

<p>Tsy hiresaka aho hoe izany manangana zavatra ao Anatirova sy manome anarana azy izany anie ka fomban’ny mpanjaka (fa tsy an’ny filohan’ny Repobilika) mba hiavahany amin’ireo teo alohany, indrindra indrindra.</p>

<p>Tsy hiresaka aho hoe i Paul Rabary, minisitry ny Fanabeazam-Pirenena teo aloha, ary sosiology anie ka milaza fa manontany tena ireo mpifidy hoe nifidy mpanjaka ve ry zareo sa nifidy filohan’ny Repobilika.</p>

<p>Tsy hiresaka aho hoe ny profesora Raymond Ranjeva, filohan’ny Akademia malagasy, mpitsara tao amin’ny Fitsarana Iraisampirenenan’i La Haye, ary taranaky Raombana, historianina malagasy voalohany tamin’ny voalohandohan’ny taonjato faha XIX, dia milaza fa mariky ny fampisaraham-bazana ny Malagasy io fananganana vaovao io ary manontany tena rahateo izy hoe hevitra tsara ho an’ireo mpitondra ireo ve ny hamela fahatsiarovana azy toy izany.</p>

<p>Tsy hiresaka aho hoe ny jeneraly Désiré Ramakavelo, poeta sy minisitry ny Fiarovam-Pirenena taloha, dia manontany tena hoe azon’ireo mpitondra ireo an-tsaina ve fa ny fidrikinany amin’io fananganana io dia mety hiteraka korontana ary mety hampihozongozona mihitsy ny fitondrany.</p>

<p>Tsy hiresaka aho hoe i Gilbert Raharizatovo, mpanao gazety taloha, hany mpanoratra ao amin’ny tontolon’ny politika ary minisitry ny Serasera sy ny Kolontsaina tamin’ny andron’ny Tetezamita farany teo izay notarihin’ny filoham-pirenena voafidy amin’izao, dia manamafy fa ny tanjon’io fananganana io dia ny famotehana ny fanahy maha malagasy.</p>

<p>Tsy hiresaka aho hoe ny filoham-pirenena dia nanome toky fa haverina amin’ny laoniny ny endriky ny Rova.</p>

<p>Tsy hiresaka aho hoe ny filoham-pirenena dia nanome toky fa Besakana no haorina voalohany.</p>

<p>Tsy hiresaka aho hoe ny filoham-pirenena dia nanomboka antsokotsoko ny fananganana, tao anatin’ny savorovoron’ny fanibohana (fa tsy fihibohana).</p>

<p>Tsy hiresaka aho hoe ny tale jeneralin’ny minisiteran’ny Serasera sy ny Kolontsaina miandraikitra ny fiarovana ny sitraky ny filoha dia mpanao hatsikana taloha — anisan’ny malaza indrindra antsoina hoe Francis Turbo, ilay mandeha haingana, izay angaha no niarahany tamin’ilay TGV? — izay mbola mahavita mampihomehy ahy nandritra ny seho tele nataony faramparany amina lafin-javatra saro-pady dia saro-pady ary na izy tenany aza, tsikaritra, fa mitana tsy hihomehy.</p>

<p>Tsy hiresaka aho hoe any anatiko any, ny zava-dehibe amiko fotsiny, dia ny fanarenana ny Rova, tsy hoe izay alehany alehany kosa anefa, na vidian-dafo loatra, ary, na izany na tsy izany, angamba hoy ny sasany tsy midika inona ny hevitro raha oharina amin’ny hevitr’ireo manam-pahaizana manokana mikasika izany.</p>

<p>Tsy hiresaka aho hoe ao anatin’izany komity antsoina hoe siantifika tokony hihevitra ny fanarenana ny Rova izany, dia ireo lazaina ho siantifika dia vitsy an’isa noho ireo politika, mety tsy hikaonty akory ny heviny, mety ho fanamarinana ny natao fotsiny ny antom-pisiany ao.</p>

<p>Tsy hiresaka aho hoe mpikambana iray amin’io komity antsoina hoe siantifika io anie ka nanambara tao amin’ny Le Monde fa io fananganana io dia tsy naseho akory ny siantifika.</p>

<p>Tsy hiresaka aho hoe ireo manam-pahaizana indrindra momba ny Rova sy ny fanarenana Vakoka tsy nakana hevitra — ny fahalalana sy ny fitiavana ny Rova ary ny Vakoka mihoatra lavitra noho ny resaka tsy misy dikany loatra toy ny fiaviana.</p>

<p>Tsy hiresaka aho hoe, ho antsika Malagasy, indrindra isika Tanarivo— mponin’Antananarivo—ny alahelo lehibe loatra izay mbola mitoetra nateraky ny nandoran’ny sasany ny Rova dia nampitahana tao amina lahatsoratry ny New York Times tamin’ny 1996 amin’ny fandorana ny abain’i Westminster, ny tilikambon’i Londona ary ny lapan’i Buckingham, ao anatin’ny indray alina monja, indray may.
Tsy hiresaka aho hoe toa tsy misy olona manontany hoe nankaiza ny fitaovana maro samihafa miaro amin’ny afo 🧯 ao amin’ny Rova, toy ny amin’ny mozea rehetra maneran-tany, inona noho izany ny hadisoan’ireo tany aloha.</p>

<p>Tsy hiresaka aho hoe ny Rova anie ka voakarakara tsara lavitra, voahaja tsara lavitra, ary voaaro tsara lavitra talohan’ny 1960, sy talohan’ny 1895, mazava ho azy.</p>

<p>Tsy hiresaka aho hoe ny fihotsahan’iny Tanàna Ambony iny anie ka tsy ela akory izay, ary tsy indray mandeha fotsiny, nitarika faharavana trano sy fahafatesan’olona ary ny tsifisian’ny fandinihana mialoha dia olana tokoa, mihoatra noho izany mihitsy aza.
Tsy hiresaka aho hoe misy lalàna anie mandrara ny fifamoivoizan’ny fiara lehibe eny amin’iny Tanàna Ambony iny, ary matoa misy ireny lalàna ireny, dia misy antony izay.</p>

<p>Tsy hiresaka aho hoe ny famatsian-drano avy amin’ny orinasa miandraikitra ny jiro sy ny rano tantanin’ny Fanjakana anie ka tsy mahafapo velively — raha hampiasa voambolana mihaja — ary iny tanàna iny koa voan’izany.
Tsy hiresaka an’izany rehetra izany aho.</p>

<p>Tsy hiresaka afa-tsy zavatra iray tokana monja aho: ny fofona.</p>

<p>Ny zavatra hitranga, ny zavatra mety hitranga, ny zavatra antenaiko fa tsy hitranga.</p>

<p>Dia ny fiovan’ny Rova masina ho lasa Rova mantsina.</p>

<p>Manantena amin’ny foko manontolo aho fa aorian’ilay alahelo lehibe loatra izay mbola mitoetra nianjady noho ny fandorana ny Rova, dia tsy hizaka an’izany hasison’ny Rova izany isika.</p>

<p>Haintsika loatra fa tsy ahoan’ny mpitondra izany fahadiovana izany raha tsy hiresaka afa-tsy ny farihin’i Anosy, eo am-pototry ny karitiem-pitantanan-draharaham-panjakana ary tazana tsara avy eny amin’ny Lapan’Ambohitsirohitra, ny renirano sy ny lakandrano mamakivaky ny renivohitra, ny manodidina ny Fitsarana Avo momba ny Lalàm-Panorenana, raha tsy hiresaka afa-tsy izay.</p>

<p>Tsy misy olona tsy mahatsikaritra ny loto sy ny hasison’ny renivohitr’i Madagasikara — bitsibitsihany izany matetika.</p>

<p>Manantena amin’ny foko manontolo aho fa aorian’ilay alahelo lehibe loatra izay mbola mitoetra nianjady noho ny fandorana ny Rova, dia tsy hizaka an’izany hasison’ny Rova izany isika.</p>

<p>Ny Japone 🇯🇵, hono, dia mitsara ny hadion’ny ao anatin’ny olona tsirairay amin’ny hadion’ny ivelany.</p>

<p>Manantena amin’ny foko manontolo aho fa aorian’ilay alahelo lehibe loatra izay mbola mitoetra nianjady noho ny fandorana ny Rova, dia tsy hizaka an’izany hasison’ny Rova izany isika.</p>

<p>Izay ihany no zavatra lazaiko.</p>

<p>Hay, saika hadinoko, farany.</p>

<p>Raha ny fahitako azy, ny lavapiringan’ilay zavatra atsangana nantsoiny hoe <em>Arène</em>aloha, izay vao hoe <em>Colisée</em>, ao Anatirova io dia saika eo amin’ilay toerana nisian’ny Tranovola voalohany an’i Radama I (fa tsy ilay faharoa) ary antomotr’ilay fiangonana.</p>

<hr />

<p>Quelques liens incontournables que je ne saurais ne pas recommander:</p>
<ul>
  <li><a href="https://labodiplo.wordpress.com/">Labodiplo</a>, site de référence sur le Rova en particulier, mais aussi sur l’Histoire de Madagascar en général, on ne le remerciera jamais assez d’avoir tenu ce blog, si précieux et si riche en devoir de mémoire et plus encore, un blog où je suis tombé par hasard, et dont je suis un fervent lecteur. Trop peu de Malgaches, surtout érudits, ont ce sens du partage de la connaissance, hélas.</li>
  <li><a href="http://bibliothequemalgache.com/index_old.html">Bibliothèque malgache</a>, réédition textes libres de droits sous forme de livres électroniques téléchargeables gratuitement. De Charles Renel à Jean-Joseph Rabearivelo en passant par les Bulletins du Comité de Madagascar. Un travail titanesque et rigoureux.</li>
  <li><a href="https://gallica.bnf.fr/">Gallica</a>, bibliothèque numérique de la Bibliothèque nationale de France et de ses partenaires. On y retrouve beaucoup de documents et de livres libres de droit sur Madagascar. Pratiquemment les livres numériques qui circulent proviennent soit de ce site, soit du site ci-dessous. Une sorte de Google en la matière.
Archive, un peu comme Gallica. Ces deux sites se complètent.</li>
  <li>Facebook, mine de rien, le réseau social regorge de groupes et d’initiatives qui tendent vers le partage de la connaissance. Le respect des droits d’auteur n’est pas toujours au rendez-vous, mais avec de la pédagogie, de la volonté et de la patience, ça devrait venir… ou évoluer à tendre vers la vertu, qui sait.</li>
</ul>

<p>Cette liste est, cela va de soi, loin d’être exhaustive, mais ça pourrait servir de point de départ, de déclic pour en savoir plus, à travers les livres, dans les bibliothèques, dans les librairies, car rien ne remplace vraiment les livres physiques—obviously.</p>]]></content><author><name></name></author><summary type="html"><![CDATA[Je ne parlerais pas du fait que le Rova était bien plus entretenu, respecté et protégé avant 1960, et bien sûr, avant 1895.]]></summary></entry><entry><title type="html">Le 4 mars 1903, Jean-Joseph Rabearivelo pleure pour la première fois</title><link href="https://blog.mosenjo.com/posts/rabearivelo-pleure/" rel="alternate" type="text/html" title="Le 4 mars 1903, Jean-Joseph Rabearivelo pleure pour la première fois" /><published>2026-03-04T00:00:00+03:00</published><updated>2026-03-04T00:00:00+03:00</updated><id>https://blog.mosenjo.com/posts/rabearivelo-pleure</id><content type="html" xml:base="https://blog.mosenjo.com/posts/rabearivelo-pleure/"><![CDATA[<hr />
<p>Enfin, peut-être pleure-t-il pour la première fois.</p>

<p>Ou peut-etre ne pleure-t-il pas.</p>

<p>Ou peut-être a-t-il déjà pleuré dans le ventre de sa mère.</p>

<p>Nul ne le sait.</p>

<p>On n’en sait rien, on ne peut que l’imaginer.</p>

<p>Cette présence de pleur, de cri, ou son absence.</p>

<p><img src="/assets/img/jjr1.webp" alt="Jean-Joseph Rabearivelo le diariste" />
<em>Jean-Joseph Rabearivelo, oeuvres complètes — Tome 1 (Serge Meitinger, Liliane Ramarosoa, Claire Riffard)</em></p>

<hr />

<p>On est le 4 mars 1903, Jean-Joseph Rabearivelo arrive sur terre sous le nom de Rabe, juste Rabe, sans prénom, ce qu’on appelle, juste en passant, un mononyme:</p>

<blockquote>
  <p>mononyme: un nom composé d’un seul mot, comme Aristote, Poopy, Andrianampoinimerina, ou ici Rabe</p>
</blockquote>

<p>30 ans plus tard, on est le 4 mars 1933, et Jean-Joseph Rabearivelo a désormais 30 ans.</p>

<p>Mais tout le monde pense qu’il en a 32 ans.</p>

<p>Il a menti sur son âge, selon ses propres dires:</p>

<blockquote>
  <p>profitant d’une confusion officielle.</p>
</blockquote>

<p>Dieu seul sait pourquoi.</p>

<p>Enfin, il le dit quand même, il voulait faire moins jeune que son âge.</p>

<p>Jean-Joseph Rabearivelo ne passe pas la première journée de ses 30 ans à son goût—bien au contraire.</p>

<p>Il se sent bombardé de:</p>

<blockquote>
  <p>nouvelles peu réconfortantes: un tel a le même mal que moi, un tel est mort du même mal que moi…</p>
</blockquote>

<p>Mais de quel mal, précisément, peut-il bien faire allusion?</p>

<p>Ce mal qu’on appelle vivre?</p>

<p>Ce mal qu’on appelle l’inéluctabilité d’une fin à ce vivre?</p>

<p>Peut-être tout bêtement ce mal d’être le seul à savoir qu’il vient juste d’avoir 30 ans ça apporte aussi son grain de sel à tout ça?</p>

<p>Mais peut-être n’en a-t-il rien à faire de cela? — d’être seul à savoir, d’être seul à célébrer, ou d’être seul à non célébrer.</p>

<p>Et il se plaint aussi d’avoir la tête poivre et sel.</p>

<p>Des cheveux blancs déjà!</p>

<p>Trop de cheveux blancs ma foi!</p>

<p>Et il n’attend pas une tante ou une aimante ou une amante pour les arracher un à un de sa tête (non sans plaisir).</p>

<p>Non non non!</p>

<p>Jean-Joseph Rabearivelo le fait lui-même, et il en compte pas moins d’une cinquantaine, et il en reste peut-être autant, et il soupire en y pensant.
À 30 ans.</p>

<p>Et aujourd’hui, on est le 4 mars, Jean-Joseph Rabearivelo, lui, a 123 ans 🎂.</p>

<p>À 101 ans et 6 jours près, il serait né en même temps que Victor Hugo qu’il appelle:</p>

<blockquote>
  <p>le coco de génie Hugo.</p>
</blockquote>

<p>Victor Hugo est né à Besançon.</p>

<p>Jean-Joseph Rabearivelo est né du côté d’Isoraka.</p>

<p>Vers 19h30 en 1903.</p>

<p>Ce soir-là.</p>

<p>Sa mère, est-ce qu’elle l’a prise dans ses bras?</p>

<p>Lui a-t-elle chanté une douce mélopée imerinienne?</p>

<p>Et son père, était-il dans les parages?</p>

<p>Son père dont il ne parle pas—jamais.</p>

<p>Ou peut-être dans le journal qu’il a brûlé?</p>

<p>Même pas?</p>

<p>Dieu seul le sait.</p>

<p>Et son prêtre de tonton qu’il va haïr et maudire à ses 34 ans et demi pour avoir réussi 
à le convaincre de se marier avec Mary à l’église, était-il là lui?</p>

<p>Mary prononcé non à l’anglaise comme Virgin Mary mais à la malgache comme Fary — la y est silencieuse, ou presque, ou presque.</p>

<p>Mais Fary c’est une plante à fleur sucrée, Mary c’est une fleur qu’on plante dans un studio du côté d’Ambatonakanga, 
où son poète et diariste de mari va mettre fin à ses jours un soir de juin 1937—un 22, 
comme deux canards 🦆 qui rentrent chez eux comme les enfants disent ici.</p>

<p><img src="/assets/img/jjr2.webp" alt="Jean-Joseph Rabearivelo le diariste" />
<em>Jean-Joseph Rabearivelo et Mary, le 22 novembre 1934, le jour de leur mariage (photo de la page facebook officiel Jean-Joseph Rabearivelo)</em></p>

<hr />

<p>Son tonton de prêtre a-t-il eu un de ces sourires sous Jésus, le 22 (encore un 22 🦆) novembre 1934 le jour de leur mariage?</p>

<p>Son tonton de prêtre qui va pourtant bien assez tôt quitter l’église ✝️ et se renommer Dama-Ntsoha 
pour prêcher une certaine forme de bouddhisme à la malgache de son propre <em>cru</em>.</p>

<blockquote>
  <p>Le Bruit, le Bruit humain, toujours le même à travers les âges.</p>
</blockquote>

<p>Déjà, il y a plus d’un siècle Jean-Joseph Rabearivelo parlait des bruits, et de l’humain.</p>

<p>Il y a 12 ans, on m’a proposé de faire une exposition individuelle à l’Université d’Antananarivo, je l’ai intitulé:</p>

<blockquote>
  <p>Si Jean-Joseph Rabearivelo était une bonne soeur…</p>
</blockquote>

<p><img src="/assets/img/jjr3.webp" alt="Jean-Joseph Rabearivelo le diariste" />
<em>Si Jean-Joseph Rabearivelo était une bonne soeur… Université d’Ankatso — Mose Njo 2014</em></p>

<hr />

<p>Je ne peux sans doute m’immiscer dans l’esprit de Jean-Joseph Rabearivelo, sans une touche d’humour, son absence d’humour me… me…</p>

<p>Disons, l’absence d’humour de Jean-Joseph Rabearivelo m’intrigue, et m’amuse, mais m’intrigue plus que ne m’amuse.</p>

<p>Si Jean Teulé était encore parmi nous, et qu’il a découvert son existence, je me dis que peut-être aurait-il songé à ne pas en finir avec son tout dernier poète sur Charles Baudelaire tellement il y a aussi de la matière?</p>

<p>Peut-être.</p>

<p>Sans doute, je me dis que.</p>

<p>Dans tous les cas, Jean Teulé n’est plus là, j’aurais tellement voulu qu’il soit là car Jean-Joseph Rabearivelo—peut-être comme Charles Baudelaire—aurait</p>

<blockquote>
  <p>voulu réunir dans une même musique l’ignoble et le sublime?</p>
</blockquote>

<p>Peut-être.</p>

<p>Jean-Joseph Rabearivelo est né du côté d’Isoraka.</p>

<p>Vers 19h30 en 1903.</p>

<p>Ce soir-là.</p>

<p>Sa mère, est-ce qu’elle l’a prise dans ses bras?</p>

<p>Lui a-t-elle chanté une douce mélopée imerinienne?</p>

<p><img src="/assets/img/jjr4.webp" alt="Jean-Joseph Rabearivelo le diariste" />
<em>Crénom, Baudelaire! de Jean Teulé</em></p>

<hr />

<p>En 1826, Charles Baudelaire a 5 ans, il fonce sur sa mère qui elle, en a 33 ans.</p>

<p>Charles Baudelaire l’enlace, la respire profondément et lui dit:</p>

<blockquote>
  <p>Comme vous étiez loin de moi, paradis parfumé!</p>
</blockquote>

<p>Paradis parfumé, avec une noble parfumée, sa mère qui est sa déesse, sa déesse parfumée à lui, 
son andriamanitra à lui, son andriamanitra qu’il va perdre et qui fera de lui ce qu’il est.</p>

<blockquote>
  <p>Drogué jusqu’à la moelle, dandy halluciné qui n’eut jamais d’autre ambition que de saisir cette beauté qui lui ravageait la tête et de la transmettre grâce à la poésie.</p>
</blockquote>

<p>Je me demande si Jean-Joseph et Charles, ils ne seraient pas ensemble en ce moment, 
quelque part Dieu seul sait où, à halluciner et à rire de nous…</p>

<hr />]]></content><author><name></name></author><summary type="html"><![CDATA[On est le 4 mars 1903, Jean-Joseph Rabearivelo arrive sur terre sous le nom de Rabe, juste Rabe, sans prénom.]]></summary></entry><entry><title type="html">Madagascar: les rites funéraires au Japon, de la forme et du fond, une inspiration?</title><link href="https://blog.mosenjo.com/posts/madagascar-funeraires-japon/" rel="alternate" type="text/html" title="Madagascar: les rites funéraires au Japon, de la forme et du fond, une inspiration?" /><published>2025-11-02T00:00:00+03:00</published><updated>2025-11-02T00:00:00+03:00</updated><id>https://blog.mosenjo.com/posts/madagascar-funeraires-japon</id><content type="html" xml:base="https://blog.mosenjo.com/posts/madagascar-funeraires-japon/"><![CDATA[<hr />
<p>Parfois je me demande ce que Ranavalona I aurait pensé du film <strong>Silence</strong> de Martin Scorsese si elle avait pu—par on ne sait quel miracle—le visionner.</p>

<p>Ou lire le roman de Endo Shusaku dont le film en est l’adaptation—si Ranavalona I avait bien voulu apprendre à lire.</p>

<p>(Je préfère le film au livre en passant, j’en parlerais une autre fois, j’ai quand même des films, des séries, des livres à reviewer, je n’ai pas oublié.</p>

<p><img src="/assets/img/IMG_8155.jpeg" alt="Affiche du Silence de Martine Scorsese" /></p>

<p>La reine, se serait-elle demandé que peut-être, je dis bien peut-être:</p>

<blockquote>
  <p>Je verse un peu trop dans la brutalité qui, à terme, ne marchera pas comme je le souhaite?</p>

  <p>Peut-être qu’une certaine finesse pourrait mieux aboutir à ce dont je souhaite?—à savoir, ne pas toucher à la fondation de notre système de croyances locales, telle est la condition sine qua non de l’ouverture (que je ne rejette nullement).</p>
</blockquote>

<hr />

<p>Je pense à cela car en voyant les photos de tombes malgaches qui défilent car l’algorithme de Facebook a cru bon de le faire, je me suis mis à penser aux rites funéraires japonais.</p>

<p>Je ne sais pas trop pourquoi.</p>

<p>Ou bien si, je ne sais que trop pourquoi.</p>

<p>Je trouve leurs rites:</p>

<ul>
  <li>élégants;</li>
  <li>classes;</li>
  <li>pragmatiques;</li>
  <li>bien pensés;</li>
  <li>bien exécutés;</li>
  <li>avec esthétique;</li>
  <li>et précision.</li>
</ul>

<p>Et je me suis aussi rappelé que:</p>

<ul>
  <li>les Japonais, ils célèbrent leur mariage dans des sanctuaires shinto certes mais surtout dans des églises chrétiennes (si si);</li>
  <li>les Japonais, ils organisent leurs funérailles façon bouddhiste.</li>
</ul>

<p>Ils ne sont pas chrétiens mais ils célèbrent leur mariage dans une église chrétienne. Ils célèbrent aussi Noël.</p>

<p>Ils ne sont pas tous bouddhistes mais leurs funérailles se font surtout selon les rites bouddhistes.</p>

<p>Le christianisme vient de l’Ouest, des Européens, des Italiens, des Jésuites.</p>

<p>Le bouddhisme vient de l’Inde, puis la Chine le trouve intéressant, et l’adapte, le sinise.</p>

<p>(Le christianisme ne s’est pas laissé siniser. C’est pour ça que ça n’a pas percé, voyez-vous.)</p>

<hr />

<p>Siniser, c’est comme malgachiser en passant.</p>

<p>Mais ils le font, de toute évidence, bien mieux que nous.</p>

<p>Mais il n’est jamais trop tard pour bien faire, comme on dit.</p>

<hr />

<p>Le Bouddha svelte et sérieux indien devient un Bouddha dodu et heureux chinois.</p>

<p>Tout ça, c’est déroutant pour Madagascar me diriez-vous?</p>

<p>Peut-être bien.</p>

<p>A première vue, oui.</p>

<p>Sur la surface, oui.</p>

<p>Pour le Malgache (ou Malagasy si vous voulez) qui aurait perdu de vue ses racines, peut-être bien.</p>

<p>Et on est presque tous dans ce cas—avoir perdu de vue nos racines.</p>

<p>Mais il n’est jamais trop tard pour bien faire, comme on dit.</p>

<p>Et renouer avec ses racines qu’on a perdu.</p>

<p>En adaptant.</p>

<p>En s’adaptant.</p>

<p>Et savoir bien s’adapter.</p>

<p>Et là on verra qu’on n’est pas si différent des Japonais que ça quand on y pense.</p>

<p>Quand on y pense en terme de fond.</p>

<p>Et non de forme.</p>

<p>De fond.</p>

<p>Et non de forme.</p>

<hr />

<p>Il y a très longtemps de ça, j’ai eu l’occasion de voir des diplomates japonais présenter les condoléances lors 
des obsèques de ma grand-mère (celle sans qui je n’aurais sans doute pas eu cette obsession pour l’écriture—elle 
écrivait chaque jour dans son journal—ni cette obsession pour la connaissance—elle regardait chaque soir Questions pour un champion).</p>

<p>Je n’ai jamais vu rien d’aussi élégant. Ils sont en costumes sombres🕴️, s’inclinent élégamment et un certain temps 
assez court mais avec un zeste d’éternel face à l’enveloppe corporelle de ma grand-mère, ne font aucun discours 
(en tout cas, de là où je suis, je ne les vois pas discourir, et s’ils le font, c’est d’une brièveté, mais j’en doute), 
puis ils déposent le <strong>koden</strong> sans enveloppe (ou le <strong>famangiana</strong>) en s’inclinant, toujours.</p>

<p>Je me suis dit, ils ne disent rien, ne font pas le kabary.</p>

<p>Hum…</p>

<p>Mais quand on y pense, ils ont tellement raison de ne rien dire.</p>

<p>Car que dire face à la perte d’un être cher, que dire face à la mort qui emporte à jamais cet être de chair et de sang 
qu’un instant plus tôt encore était là?</p>

<p>Que dire face à cela sinon… rien?</p>

<p>Ou bien…</p>

<p>Garder le kabary, mais le rendre:</p>

<ul>
  <li>bref: pour préserver la famille et les proches de la fatigue;</li>
  <li>sincère: éviter les verbiages pompeux que l’on récite juste, et rester dans la sincérité, dans le domaine du coeur qui parle.</li>
</ul>

<p>En tout cas, c’est ce que je me suis dit en repensant à ce moment que l’on pourrait dire clé dans la construction 
des fondations de ce que je suis devenu.</p>

<hr />

<p>Et ceci, mine de rien, fait partie d’une série de réflexions que je mène autour du kabary.</p>

<p>Le premier post étant une brève allusion à la naissance du <strong>kabary tsy valiana</strong> dans une première réflexion sur le <a href="https://mosenjo.medium.com/la-notion-du-temps-à-madagascar-ou-pourquoi-le-malgache-est-généralement-en-retard-et-pourquoi-cbca2f5bf601">Temps</a></p>

<p>Et mon prochain post sur le <strong>kabary</strong> fera un bond dans le temps, de Radama I à Ratsimandrava.</p>

<hr />

<p>Alors, en admirant les rites funéraires japonais à travers le temps, j’ai aperçu que le Japon s’adapte.</p>

<p>Et comment le Japon s’adapte.</p>

<p>Pour plus d’une raison.</p>

<p>Mais disons que les obsèques sont coûteux.</p>

<p>Et les terres ne sont plus aussi vastes qu’avant.</p>

<p>Et les vivants les trouvent bien placés et envient la vue, mais pas que.</p>

<p>Ainsi les rites funéraires japonais deviennent de moins en moins complexes.</p>

<p>Tout en gardant sa grâce et son essence.</p>

<hr />

<p>A titre d’exemples, disons que désormais:</p>

<ul>
  <li>99% choisissent la crémation;</li>
  <li>de plus en plus optent pour des funérailles sans tombeau—disperser les cendres en mer, à la montagne, etc;</li>
  <li>de plus en plus ramènent l’urne (contenant les cendres de l’enveloppe corporelle de l’être cher) à la maison.</li>
</ul>

<p>Les rites funéraires s’adaptent.</p>

<p>Les Japonais ont gardé le fond, et ont adapté la forme.</p>

<p>Au Japon, on garde le fond, et on adapte la forme.</p>

<hr />

<p>Peut-être une réflexion sur les rites funéraires à Madagascar?</p>

<p>Et le <strong>fomba</strong> en général.</p>

<p>Peut-être vaudrait-il mieux adapter la forme, garder le fond, pour ne pas perdre le fond en étant ostentatoire sur la forme?</p>

<hr />

<p>PS: comme à l’accoutumée, la traduction en malgache viendrait plus tard, et les éventuelles corrections fautes d’inattention et tout ça se feraient
graduellement.</p>]]></content><author><name></name></author><summary type="html"><![CDATA[Parfois je me demande ce que Ranavalona I aurait pensé du film Silence de Martin Scorsese si elle avait pu—par on ne sait quel miracle—le visionner.]]></summary></entry><entry><title type="html">Madagascar pour un nouveau paradigme: entreprendre comme au Botswana</title><link href="https://blog.mosenjo.com/posts/madagascar-insiration-botswana/" rel="alternate" type="text/html" title="Madagascar pour un nouveau paradigme: entreprendre comme au Botswana" /><published>2025-10-21T00:00:00+03:00</published><updated>2025-10-21T00:00:00+03:00</updated><id>https://blog.mosenjo.com/posts/madagascar-insiration-botswana</id><content type="html" xml:base="https://blog.mosenjo.com/posts/madagascar-insiration-botswana/"><![CDATA[<hr />
<p>A Madagascar, on gagnerait à prendre comme modèle Botswana 🇧🇼 en ce qui concerne l’entrepreunariat.</p>

<p>A Madagascar, on a:</p>

<blockquote>
  <p>un système bureaucratique archaïque et bordélique</p>
</blockquote>

<p>Au Botswana, ils ont:</p>

<blockquote>
  <p>un système en ligne moderne et rapide</p>
</blockquote>

<p>A Madagascar, on a:</p>

<blockquote>
  <p>besoin de se déplacer dans les bureaux pour tout et n’importe quoi</p>
</blockquote>

<p>Au Botswana, ils ont:</p>

<blockquote>
  <p>un process clair et transparent pour éviter les allers-retours et pour minimiser la corruption—by design</p>
</blockquote>

<p>A Madagascar, on a:</p>

<blockquote>
  <p>un système qui taxe même si la petite et moyenne entreprise ne génère même pas de bénéfice et fait des pertes</p>
</blockquote>

<p>Au Botswana, ils ont:</p>

<blockquote>
  <p>un système qui ne taxe pas si la petite et moyenne entreprise ne fait pas de profit et qui ne taxe pas du tout
ou à taux réduit les premières années selon le secteur</p>
</blockquote>

<hr />

<p>Au Botswana, ils ont compris que:</p>

<ul>
  <li>la croissance économique va de pair avec la confiance envers les petites entreprises;</li>
  <li>tant qu’une entreprise ne fait pas de bénéfices, elle ne devrait pas payer d’impôts;</li>
  <li>une seule interface en ligne, pratique et facile d’accès, génère plus de recettes à long terme pour l’Etat
et est bien pratique pour l’entrepreneur à bien des égards;</li>
  <li>il faut simplifier l’accès à des subventions dès lancement d’une entreprise (qui a un accès prioritaire dès l’enregistrement officiel);</li>
  <li>il faut simplifier l’accès au mentorat et l’encourager dès le début;</li>
  <li>il faut un accès simplifié et facilité aux appels d’offres publics;</li>
  <li>il faut encourager et facilier l’accès au micro-crédit garanti par l’Etat;</li>
  <li>l’admnistration est un partenaire, et non un contrôleur ou un facteur punitif et dissuasif.</li>
</ul>

<hr />

<p>Acta non verba, action et non bla bla et autres promesses.</p>

<p>Le Botswana était bien plus pauvre que Madagascar en 1960. Rappelons au passage que Madagascar était au même niveau que
la Corée du Sud 🇰🇷 en 1960, ça dit <strong>tout</strong>.</p>

<p>Aujourd’hui, le Botswana est l’un des pays les plus stables et prospères d’Afrique,</p>

<ul>
  <li>avec un niveau de vie en forte hausse;</li>
  <li>une classe moyenne émergente;</li>
  <li>une gouvernance exemplaire;</li>
  <li>une pauvreté bien moindre que dans la plupart des pays du continent;</li>
  <li>souvent comparé à Maurice ou au Rwanda.</li>
</ul>

<p>Voilà.</p>

<p>Une petite inspiration botswanaise, you know.</p>

<hr />

<p>PS: la traduction en malgache, comme d’habitude, viendrait plus tard, ainsi que les éventuelles petites corrections 
d’inattention et tout ça</p>]]></content><author><name></name></author><summary type="html"><![CDATA[A Madagascar, on gagnerait à prendre comme modèle Botswana 🇧🇼 en ce qui concerne l’entrepreunariat.]]></summary></entry><entry><title type="html">Madagascar pour un nouveau paradigme: le système politique et démocratique suisse</title><link href="https://blog.mosenjo.com/posts/madagascar-inspiration-suisse/" rel="alternate" type="text/html" title="Madagascar pour un nouveau paradigme: le système politique et démocratique suisse" /><published>2025-10-10T00:00:00+03:00</published><updated>2025-10-10T00:00:00+03:00</updated><id>https://blog.mosenjo.com/posts/madagascar-inspiration-suisse</id><content type="html" xml:base="https://blog.mosenjo.com/posts/madagascar-inspiration-suisse/"><![CDATA[<hr />
<p>Un nouveau paradigme bien pensé, bien fondé et bien mis en place crée les conditions d’une Madagascar prospère et d’une population
heureuse.</p>

<hr />

<blockquote>
  <p>Un paradigme, je le rappelle, est le logiciel invisible d’une société, c’est la façon de penser collective,</p>

  <p>une sorte de cadre qui détermine ce que la société accepte comme étant “normal”,</p>

  <p>une façon de penser et d’agir—collectivement.</p>
</blockquote>

<ul>
  <li>Comment on organise le pouvoir?</li>
  <li>Comment on assure le bien-être de la population?</li>
  <li>Comment on perçoit le rôle des citoyens?</li>
</ul>

<p>Voilà pour le rappel, pour aller plus loin,
voici un post en guise d’introduction au concept de paradigme:
<a href="https://blog.mosenjo.com/posts/au-nouveau-paradigme-madagascar/">Passer du vieux paradigme seigneur-peuple au nouveau paradigme dirigeant-citoyen</a></p>

<hr />

<p>Avant toute chose, il est tellement nécessaire de rappeller qu’il n’y a pas qu’une seule forme de démocratie et
le fait qu’une forme de démocratie donnée ne semble pas marcher ou ne marche pas du tout 
ne veut pas dire qu’il faut espérer et appeler à la dictature.</p>

<p>Il existe plusieurs formes de démocraties dans le monde, et celles qui marchent le plus sont souvent les plus discrètes, et les
moins charismatiques.</p>

<hr />

<p>Ceci ferait partie d’une série de posts sur 
ce qui existe déjà, ou a existé, et qui marche
et pourrait être une source d’inspiration
pour Madagascar.</p>

<hr />

<p>Comme celle de la Suisse 🇨🇭</p>

<hr />

<p>Là-bas, la démocratie ne veut pas juste dire: élection.</p>

<p>Une fois tous les 4-5 ans, on fait des élections, on appelle les gens à faire la fête avec quelques slogans ici et là et celui
ou celle qui sait le plus faire danser et amuser les gens va recevoir le plus de votes.</p>

<p>Non.</p>

<p>Chez eux, ça ne marche pas comme ça.</p>

<p>En Suisse, les citoyens participent directement aux décisions qui concernent le pays, et cela plusieurs fois par an.</p>

<p>Ce ne sont pas des représentants élus qui font comme bon leur semblent.</p>

<p>Ce sont les citoyens qui ont leurs mots à dire à chaque décision qui les concerne.</p>

<p>Les Suisses votent plusieurs fois par an.</p>

<p>Dans leur boîte aux lettres, ils reçoivent régulièrement une enveloppe avec une lettre à propos de lois proposées au Parlement.</p>

<p>Ils votent alors <strong>OUI</strong> ou <strong>NON</strong>.</p>

<p>Imaginons que le pays est une sorte de logiciel (le paradigme), ces lettres que les Suisses reçoivent sont une sorte d’update ou mise
à jour.</p>

<p>Ils peuvent valider la mise à jour, ou la refuser.</p>

<p>A Madagascar, cela pourrait se traduire par:</p>

<ul>
  <li>l’<strong>Antenimiera</strong> (le Parlement) ne vote aucune loi de par lui-même;</li>
  <li><strong>chaque citoyen a son mot à dire</strong> sur chaque loi à voter;</li>
  <li>chaque citoyen est donc impliqué activement</li>
</ul>

<p>Bien évidemment, cela ne marche qu’avec des citoyens qui savent lire et écrire, et qui comprennent comment fonctionne le système
et quelles sont les implications de telles ou telles actions et inactions.</p>

<p>Trouver un moyen pour que ça marche (et bien) pour cette société-ci est un exercice intellectuel et pratique bien fascinant.</p>

<p>A adapter donc, et non à copier bêtement.</p>

<hr />

<p>En Suisse, si tu as une idée pour mettre à jour une loi donnée ou pour en proposer une nouvelle, tu peux la proposer.</p>

<p>Comment?</p>

<p>Par exemple, tu sens que ton quartier a besoin d’un parc pour que les enfants puissent jouer dans un espace vert et grand, et pour
que tu puisses te reposer, assis sur un banc, lire un livre et écouter les oiseaux, ou jouer au fanorona avec tes amis.</p>

<p>Eh bien, tu peux déposer une pétition.</p>

<p>Quelques centaines de signatures peuvent être suffisantes pour que le fokontany examine ton idée.</p>

<p>Ensuite, dans ton quartier, vous procédez à un vote.</p>

<p>De même, si tu t’opposes à un projet que tu juges inutile voire nuisible, comme la construction d’une bâtisse de mauvais goût
dans le Rova par exemple, tu peux procéder de la même façon.</p>

<p>Et tu peux faire cela à l’échelle nationale, le nombre de signatures requis augmente en conséquence.</p>

<hr />

<p>En Suisse, il n’y a pas de centralisation à outrance comme c’est le cas en France où tout est centralisé à Paris, 
ou à—vous l’avez deviné—Madagascar où tout est centralisé à Antananarivo.</p>

<p>Bien au contraire, ils sont libérés de toute centralisation et libres de choisir comment ils vont procéder dans leur
fokontany, dans leur quartier, dans leur ville.</p>

<p>Et c’est quelque chose qui contribue à faire de la Suisse le pays d’Europe le plus libre et le plus développé aussi.</p>

<hr />

<p>Qui connait le nom du président de la Suisse en exercice?</p>

<p>Et d’avant?</p>

<p>C’est ce qui fait aussi la beauté de la chose, en Suisse ils ne votent pas pour un visage, pour un charisme, pour un
ego, pour le premier beau-parleur venu.</p>

<p>Ils votent pour des idées, pour leurs idées, pour ton idée.</p>

<p>Pour que les meilleures idées gagnent, et non celui qui sait le plus faire la fête et promettre et, avant tout ça, à 
convaincre un prêteur qui va lui prêter l’argent pour faire sa campagne.</p>

<p>Oui, prêter, car ça vient avec des conditions.</p>

<p>Et ces conditions, le citoyen ne le sait pas.</p>

<p>Et qui est ce prêteur, le citoyen ne le sait pas.</p>

<p>C’est donc ce prêteur (ou ces prêteurs) qui est réellement aux commandes du pays avec ses propres intérêts qui priment 
sur le bien commun de tout le monde.</p>

<p>En Suisse, le président est élu tous les ans par le Conseil fédéral (qui est une sorte de gouvernement).</p>

<p>Les rôles du président se limitent à:</p>

<ul>
  <li>présider les réunions du gouvernement;</li>
  <li>représenter la Suisse à l’étranger;</li>
</ul>

<p>Voilà, en gros.</p>

<p>Le président n’a pas plus de pouvoir que les autres membres du Conseil fédéral (qui sont comme des ministres).</p>

<p>Et le Conseil fédéral est élu par le peuple.</p>

<hr />

<p>Voilà.</p>

<p>Brièvement, très brièvement, et avec quelques analogies pour que l’on puisse se retrouver à Madagascar, et pour Madagascar.</p>

<p><strong>Encore une fois, à adapter, wisely, et non à copier coller, bêtement.</strong></p>

<hr />

<p>PS: comme d’habitude, la traduction en malgache va venir après, et les éventuelles coquilles ou fautes d’inattention 
seraient rectifiées de même—après</p>]]></content><author><name></name></author><summary type="html"><![CDATA[Un nouveau paradigme bien pensé, bien fondé et bien mis en place crée les conditions d’une Madagascar prospère et d’une population heureuse.]]></summary></entry><entry><title type="html">Les Pères Fondateurs des Etats-Unis avaient beaucoup de Gen Z</title><link href="https://blog.mosenjo.com/posts/des-genz-revolution-americaine-a-madagascar/" rel="alternate" type="text/html" title="Les Pères Fondateurs des Etats-Unis avaient beaucoup de Gen Z" /><published>2025-10-02T00:00:00+03:00</published><updated>2025-10-02T00:00:00+03:00</updated><id>https://blog.mosenjo.com/posts/des-genz-revolution-americaine-a-madagascar</id><content type="html" xml:base="https://blog.mosenjo.com/posts/des-genz-revolution-americaine-a-madagascar/"><![CDATA[<hr />
<p>Quand on pense aux Pères Fondateurs des Etats-Unis d’Amérique 🇺🇸, on les imagine tous vieux, avec des cheveux blancs.</p>

<p>On les imagine ainsi parce qu’on les a vu, dans des tableaux peints par Gilbert Stuart 
et d’autres alors qu’ils étaient des présidents des Etats-Unis d’Amérique, ou des juges en chef de la Cour suprême avec leurs cheveux 
déjà blancs ou poudrés en blanc.</p>

<p>Pourtant, aux temps de la Révolution, ils étaient jeunes.</p>

<p>Pour la plupart.</p>

<p>Et pour certains, très jeunes même.</p>

<p>Ils étaient de la Gen Z pour les plus jeunes, dans la vingtaine et même moins.</p>

<p>De la Gen Alpha même.</p>

<p>De la Gen Y, dans les 30 et 40 ans.</p>

<p>Et quelques vieux sages de plus de 70 ans, dont Benjamin Franklin, 
sans qui le rêve américain n’existerait même pas.</p>

<p>Ni les Etats-Unis d’ailleurs, quand on y pense.</p>

<p>En pensant à la Gen Z de Madagascar, et aux autres générations, je me suis mis à écrire ceci.</p>

<p>Car le bien commun et le lendemain meilleur, c’est quelque chose qui nous parle tous.</p>

<p>Tous, ou presque.</p>

<p>N’est-ce pas?</p>

<p>So…</p>

<hr />

<p>Voici un petit aperçu de quelques uns d’entre eux:</p>

<ul>
  <li>James Armistead: <strong>15 ans</strong>, esclave, il devient un espion, affranchi, il prend le nom de Lafayette pour rendre hommage à celui
qui l’avait soutenu;</li>
  <li>Sybil Ludington: <strong>15 ans</strong>, elle joue un rôle crucial en alertant une attaque et devient une héroïne;</li>
  <li>Marquis de Lafayette: <strong>18 ans</strong>, jeune français 🇫🇷 qui s’engage dans la révolution américaine, il devient aussi un acteur majeur
de la révolution française;</li>
  <li>Alexander Hamilton: <strong>21 ans</strong>, stratège brillant, il devient plus tard un excellent secrétaire au Trésor;</li>
  <li>Thomas Jefferson: <strong>32 ans</strong>, un des principaux rédacteurs de la Déclaration d’indépendance,
il devient plus tard le 3e président des Etats-Unis,
John F. Kennedy dit de lui lors d’un dîner à la Maison Blanche avec les Prix Nobel de l’Hemisphère Ouest:
    <blockquote>
      <p>Je pense que c’est la collection la plus extraordinaire de talents, de connaissances humaines,</p>

      <p>qui ait jamais été rassemblée à la Maison Blanche, à l’exception peut-être lorsque Thomas Jefferson a dîné seul.</p>

      <p>Thomas Jefferson était un gentleman de 32 ans capable de calculer une éclipse, d’arpenter un domaine, de ligaturer une artère, de concevoir un édifice, de plaider une cause, de dompter un cheval et de danser le menuet”</p>

    </blockquote>
  </li>
  <li>James Madison: <strong>25 ans</strong>, un des pères de la Constitution, il devient le 4e président;</li>
  <li>George Washington: <strong>44 ans</strong>, il devient le 1er président, et refuse de devenir un monarque des Etats-Unis, préservant ainsi la Démocratie;</li>
  <li>John Adams: <strong>40 ans</strong>, il devient le 2e président, sa femme, Abigail Adams lui rappelle souvent:
    <blockquote>
      <p>Garde en tête que tous les hommes peuvent devenir tyrants s’ils le pouvaient.</p>

      <p>John Adams considérait l’esclavage comme “un mal d’une ampleur colossale”
et John Quincy Adams, son fils qui devient aussi président a été appelé “l’ennemi le plus aigu, le plus astucieux, le plus grand ennemi de l’esclavage du Sud qui ait jamais existé”</p>
    </blockquote>
  </li>
  <li>Benjamin Franklin: <strong>70 ans</strong>, inventeur du paratonnerre, des lunettes bifocales, du poêle franklin (un chauffage plus efficace et économe),
de l’harmonica de verre (un instrument de musique très à la mode à l’époque), innovateur social qui fonde la première bibliothèque publique des
Etats-Unis, de la première compagnie de pompiers volontaires, de l’Université de Pennsylvanie, et fin Homme d’Etat soucieux du bien commun
sans qui le rêve américain n’existerait pas—ni les Etats-Unis d’ailleurs.</li>
</ul>

<hr />

<p>Voilà.</p>

<p>La Gen Z dans les 20 ans.</p>

<p>La Gen Y dans les 30 ans, 40 ans.</p>

<p>La Gen X.</p>

<p>Mais pas que.</p>

<p>Main dans la main, pour un nouveau paradigme.</p>

<p>Main dans la main, pour le bien commun.</p>

<p>Main dans la main, pour un lendemain meilleur.</p>

<hr />

<p>*</p>

<p>Oh, mais quand même, comme disait Albert Einstein ce si brillant allemand 🇩🇪,</p>

<blockquote>
  <p>La folie c’est… c’est…</p>
</blockquote>

<p>Et quelque chose me dit que la Gen Z comprend cela plus que quiconque.</p>

<p>*</p>

<p>PS: comme le précédent post, je traduirais en malgache un peu plus tard, pour l’heure, je sais que vous qui me lisez, vous comprenez tous
bien le français.</p>

<p>🙏</p>]]></content><author><name></name></author><summary type="html"><![CDATA[Quand on pense aux Pères Fondateurs des Etats-Unis d’Amérique 🇺🇸, on les imagine tous vieux, avec des cheveux blancs.]]></summary></entry><entry><title type="html">Passer du vieux paradigme seigneur-peuple au nouveau paradigme dirigeant-citoyen</title><link href="https://blog.mosenjo.com/posts/au-nouveau-paradigme-madagascar/" rel="alternate" type="text/html" title="Passer du vieux paradigme seigneur-peuple au nouveau paradigme dirigeant-citoyen" /><published>2025-09-30T00:00:00+03:00</published><updated>2025-09-30T00:00:00+03:00</updated><id>https://blog.mosenjo.com/posts/au-nouveau-paradigme-madagascar</id><content type="html" xml:base="https://blog.mosenjo.com/posts/au-nouveau-paradigme-madagascar/"><![CDATA[<hr />
<p>Un paradigme, c’est quoi exactement?</p>

<p>Eh bien, dans le contexte de la vie en société en général, un paradigme c’est le logiciel invisible d’une société, c’est la façon de penser collective, 
une sorte de cadre qui détermine ce que la société accepte
comme étant “normal”, une façon de penser et d’agir—collectivement.</p>

<ul>
  <li>Comment on organise le pouvoir?</li>
  <li>Comment on assure le bien-être de la population?</li>
  <li>Comment on perçoit le rôle des citoyens?</li>
</ul>

<hr />

<p>Le vieux paradigme en cours à Madagascar est un vieux logiciel obsolète et laid qui:</p>

<ul>
  <li>Trouve normal les coupures d’électricité et d’eau</li>
  <li>Trouve normal l’ultra-égoïsme des tenants du pouvoir</li>
  <li>Trouve normal de subir la honte d’un potentiel gaspillé, nous maintenant dans une pauvreté indigne</li>
</ul>

<p>Ce vieux paradigme laid est dans une logique seigneur-peuple. Les dirigeants sont les seigneurs, la population, le peuple, dans un
système féodal.</p>

<hr />

<p>Il est temps d’installer ce nouveau logiciel, ce nouveau paradigme qui trouve que:</p>

<ul>
  <li>Il est <strong>INACCEPTABLE</strong> que les coupures d’eau et d’électricité persistent en 2025, bientôt 2026.</li>
  <li>Il est <strong>NON-NÉGOCIABLE</strong> que les dirigeants soient redevables et œuvrent au développement du pays et au bonheur de la population.</li>
  <li>Notre <strong>NORMALE</strong> est une Madagascar qui progresse, où la prospérité et la dignité sont accessibles à tous.</li>
</ul>

<p>Pour que ce nouveau logiciel prenne la place de l’ancien, il faudrait revoir…</p>

<hr />

<p>Mais avant cela, une petite parenthèse bien utile:</p>

<p>Comme le dit si bien Lee Kuan Yew, qui a transformé Singapour 🇸🇬 en une génération une petite cité-État d’Asie du Sud-Est, alors marécageuse, surpeuplée et sans ressources naturelles, en l’un des pays les plus riches, les plus stables et les plus heureux du monde:</p>

<blockquote>
  <p>Les millions de personnes ne se soucient pas des idéologies et ne connaissent pas la théorie.</p>

  <p>Ils veulent une vie meilleure.</p>

  <p>Ils veulent une société plus égale et plus juste.</p>
</blockquote>

<p>Ainsi ce qui suit n’entre dans aucune idéologie, et reste dans le pragmatisme de ce qui devrait.</p>

<p>Il a toujours été fort peu utile de débattre idéologie avec moi—comme le dit si bien Deng Xiapoing, qui a changé la Chine
en ce qu’elle est aujourd’hui, excusez du peu, mais il n’est pas le seul, quand même)—je suis dans le:</p>

<blockquote>
  <p>“Est-ce que ça marche?”</p>

  <p>“Qu’importe que le chat soit noir ou blanc, tant qu’il attrape les souris!”</p>
</blockquote>

<p>Fin de la petite parenthèse.</p>

<hr />

<p>Alors, pour que ce nouveau logiciel prenne la place de l’ancien, il faudrait revoir:</p>

<ul>
  <li>Comment on organise le pouvoir?
    <blockquote>
      <p>Passer d’un pouvoir concentré et centralisé à un pouvoir partagé, moins de concentration entre quelques mains, plus de transparence et de contre-pouvoirs forts.</p>
    </blockquote>
  </li>
  <li>Comment on assure le bien-être de la population?
    <blockquote>
      <p>Priorité à la dignité: garantir l’accès à l’eau, à l’électricité, à la sécurité, à la santé et à l’éducation n’est pas une faveur,
c’est la mission première de toute autorité.</p>
    </blockquote>
  </li>
  <li>Comment on perçoit le rôle des citoyens?
    <blockquote>
      <p>Nous ne sommes pas des sujets qui subissons, mais des citoyens qui souverainement délèguent un mandat.
Nous pouvons nous inspirer de modèles où le citoyen est au centre, comme en Suisse 🇨🇭 (pour ne citer que), non pour copier-coller, mais pour adapter avec intelligence ces principes à notre âme Madagascar.
mais en l’adaptant, bien l’adapater, et non le copier-coller bêtement.</p>
    </blockquote>
  </li>
</ul>

<hr />

<p>Adapter, bien adapter, et non copier-coller bêtement.</p>

<p>Adapter, bien adapter, et non copier-coller bêtement.</p>

<p>Adapter, bien adapter, et non copier-coller bêtement.</p>

<p>Adapter, bien adapter, et non copier-coller bêtement.</p>

<p>Adapter, bien adapter, et non copier-coller bêtement.</p>

<p>Adapter, bien adapter, et non copier-coller bêtement.</p>

<p>Adapter, bien adapter, et non copier-coller bêtement.</p>

<p>Du randrana manendrika comme on dit si bien, avec l’âme Madagascar et le coeur qui bat pour le mieux-vivre ensemble, pour une fiarahamonina mirindra sy vanona.</p>

<hr />]]></content><author><name></name></author><summary type="html"><![CDATA[Un paradigme, c’est quoi exactement?]]></summary></entry><entry><title type="html">Pour Madagascar, leçons de Lee Kuan Yew, l’un des pères fondateurs de Singapour et Kim Gu qui voulait que son pays soit le plus beau et tout le monde soit juste heureux</title><link href="https://blog.mosenjo.com/posts/de-lee-kuan-yew-et-kim-gu-a-madagascar/" rel="alternate" type="text/html" title="Pour Madagascar, leçons de Lee Kuan Yew, l’un des pères fondateurs de Singapour et Kim Gu qui voulait que son pays soit le plus beau et tout le monde soit juste heureux" /><published>2025-09-27T00:00:00+03:00</published><updated>2025-09-27T00:00:00+03:00</updated><id>https://blog.mosenjo.com/posts/de-lee-kuan-yew-et-Kim-Gu-a-madagascar</id><content type="html" xml:base="https://blog.mosenjo.com/posts/de-lee-kuan-yew-et-kim-gu-a-madagascar/"><![CDATA[<hr />
<p>Ceci est presque juste une traduction d’un article de Graham Allison sur CNN paru il y a 10 ans.</p>

<p>Une traduction, et une petite adaptation pour le contexte Madagascar.</p>

<p>Les écrivains, ça sert aussi à décrire le monde, écrire le monde, inventer des mondes mais aussi à éclairer un monde qui pourrait voir le jour.</p>

<p>Un meilleur quotidien à Madagascar, ça passe aussi—pour ne pas dire surtout—par de bonnes idées.</p>

<p>Ceci est, humblement, une de mes contributions, en ces temps où le vent du changement souffle si fort, je pense fort à Lee Kuan Yew.</p>

<p><img src="/assets/img/lky1.jpeg" alt="Lee Kuan Yew, dans sa jeunesse" /></p>

<hr />

<p>Lee Kuan Yew a transformé en une génération une petite cité-État d’Asie du Sud-Est, alors marécageuse, surpeuplée et sans ressources naturelles, 
en l’un des pays les plus riches, les plus stables et les plus heureux du monde: Singapour 🇸🇬.</p>

<p>Les leçons donc:</p>

<p><strong>1. <u>Gouverner, c'est avant tout une quesstion de résultats</u></strong></p>

<p>Les Pères Fondateurs des Etats-Unis d’Amérique seraient d’accord avec Lee Kuan Yew, selon ses propres mots, en disant
la valeur d’un système politique est de savoir s’il aide la société à établir des conditions qui améliorent le niveau
de vie de la majorité de son peuple, en plus de permettre un maximum de libertés personnelles compatibles avec les
libertés des autres dans la société.</p>

<p><strong>2. <u>Leadership morale</u></strong></p>

<p>Une performance supérieure nécessite un leadership supérieur.</p>

<p>Lee Kuan Yew exige une supériorité morale et intellectuelle des leaders de Singapour.</p>

<p>Une bonne gouvernance exige la plupart des dirigeants qui placent incontestablement 
le bien public au-dessus de leurs propres intérêts personnels.</p>

<p><strong>3. <u> Egalité des chances</u></strong></p>

<p>Les sociétés qui réussissent garantissent une égalité stricte des chances pour tous les individus, 
mais sont réalistes quant au fait que cela entraînera des inégalités substantielles dans les résultats.</p>

<p>Pour Lee Kuan Yew, l’essence d’une société prospère était une concurrence intense sur des règles du jeu équitables 
qui permet à chaque individu d’atteindre son maximum.</p>

<p>Peu de choses l’ont offensé plus que le déni de l’égalité des chances sur la base</p>
<ul>
  <li>de la caste (Inde), de la classe (Europe),</li>
  <li>de la race (les États-Unis pendant la ségrégation),</li>
  <li>du sexe ou d’autres attributs non pertinents.</li>
</ul>

<p>L’objectif du leader, selon Lee Kuan Yew était de;</p>

<blockquote>
  <p>construire une société dans laquelle les gens seront récompensés non pas en fonction de la quantité de biens qu’ils possèdent,
mais en fonction de leur contribution active à la société dans le travail physique ou mental.</p>
</blockquote>

<p><strong>4. <u>Résultats et non promesses</u></strong></p>

<p>Les gens veulent une meilleure vie, et non des théories.</p>

<p>Les gens veulent une société plus égalitaire et plus juste.</p>

<p><strong>5. <u>Stabilité et force</u></strong></p>

<p>Lee Kuan Yew durant les dernières années de sa vie, a admiré 3 leaders en particulier: Charles de Gaulle,
Deng Xiaoping, et Winston Churchill</p>

<ul>
  <li>Charles de <strong>Gaulle</strong> parce qu’il était extrêment courageux;</li>
  <li><strong>Deng</strong> Xiaoping, parce qu’il a changé la Chine d’un État brisé en ce qu’elle est aujourd’hui;</li>
  <li>Winston <strong>Churchill</strong>, parce que n’importe qui d’autres aurait abandonné.</li>
</ul>

<p>Lee Kuan Yew est aussi impressionné par le président de la Chine, Xi Jinping car, selon ses propres mots:</p>

<blockquote>
  <p>Je le mettrais dans la classe de personnes avec Nelson Mandela.
Une personne avec une énorme stabilité émotionnelle qui ne permet pas à ses malheurs ou souffrances personnels d’affecter son jugement.
En un mot, il est impressionnant.</p>
</blockquote>

<hr />

<p>Pour finir, ces mots de Kim Gu, qui a combattu pour l’indépendance de la Corée. Je remplace juste Corée par Madagascar.</p>

<p><img src="/assets/img/gu1.jpeg" alt="Kim Gu, portrait" /></p>

<blockquote>
  <p>Je ne veux pas que notre nation devienne la nation la plus riche et la plus puissante du monde.</p>

  <p>Il suffit que notre richesse soit telle qu’elle rende nos vies abondantes.</p>

  <p>Je veux que Madagascar devienne la plus belle nation du monde, une nation qui procure du bonheur à son propre peuple et aux autres.</p>
</blockquote>

<p>Voilà.</p>

<p>🙏</p>

<hr />

<p>PS: je traduirais en malgache une autre fois; on sait tous qu’on est bilingue (et même plus), et on veut que tous les Malgaches soient bilingues et même plus
PPS: j’éditerais fautes de frappe etc au fur et à mesure si besoin est</p>

<hr />
<p>Source: <a href="https://edition.cnn.com/2015/03/28/opinions/singapore-lee-kuan-yew-graham-allison/">Lien vers l’article sur CNN</a></p>]]></content><author><name></name></author><summary type="html"><![CDATA[Ceci est presque juste une traduction d’un article de Graham Allison sur CNN paru il y a 10 ans.]]></summary></entry><entry><title type="html">Démocratie, prélogique et démocratie prélogique</title><link href="https://blog.mosenjo.com/posts/democratie-prelogique-et-democratie-prelogique/" rel="alternate" type="text/html" title="Démocratie, prélogique et démocratie prélogique" /><published>2025-09-18T00:00:00+03:00</published><updated>2025-09-18T00:00:00+03:00</updated><id>https://blog.mosenjo.com/posts/democratie-prelogique-et-democratie-prelogique</id><content type="html" xml:base="https://blog.mosenjo.com/posts/democratie-prelogique-et-democratie-prelogique/"><![CDATA[<hr />
<p>Lundi dernier, le 15 septembre, c’était la journée pour la démocratie, ou quelque chose comme ça.</p>

<p><strong>Démocratie.</strong></p>

<p>Quand même un beau concept.</p>

<p>Encore faudrait-il bien le connaître ce concept—cette démocratie.</p>

<p>Et aussi, bien l’appliquer—car ce n’est pas juste une question d’élection toutes les 4-5 ans qui fait une démocratie.</p>

<p>Et surtout, savoir l’adapter, car pour un marteau, tout est clou, dit-on, faudrait peut-être éviter d’être marteau.</p>

<p>Pour illustrer le concept du marteau 🔨 ici, je me dis que rien de tel que de citer Brian Klaas, un professeur de
politique mondialisée à l’University College London dans un article intitulé <a href="https://foreignpolicy.com/2016/06/21/how-fake-democracies-damage-real-ones-madagascar/">How Fake Democracies Damage Real Ones</a>
publié sur Foreign Policy le 21 juin 2018.</p>

<p>Brian Klaas a dit:</p>

<blockquote>
  <p>La véritable démocratie exige:</p>

  <ul>
    <li>l’État de droit,</li>
    <li>une presse libre et</li>
    <li>la responsabilité des élus, aussi puissants soient-ils.</li>
  </ul>

  <p>Madagascar ne dispose d’aucun de ces éléments.
Pourtant, trop souvent, nous laissons passer pour de vraies démocraties des régimes qui n’en sont pas.
C’est parce que la communauté internationale traite la démocratie comme un interrupteur.</p>

  <p>Un régime est</p>

  <ul>
    <li>soit élu démocratiquement (allumé);</li>
    <li>soit “élu” lors d’un simulacre manifestement antidémocratique (éteint).</li>
  </ul>

  <p>Les élections elles-mêmes sont également jugées de manière binaire.</p>
</blockquote>

<p>7 ans après, quand on regarde l’état du monde occidental surtout, on se dit qu’il avait quand même mis le doigt sur quelque chose, Brian Klaas.
Madagascar étant une sorte de brouillon, de cautionary tale, de laboratoire ou d’avant-garde du <em>Golden Age of Grotesque</em> comme le dit si
bien ce Marylin Manson qui sait bien de quoi il parle.</p>

<hr />

<p><strong>Prélogique.</strong></p>

<p>La prélogique, ou la mentalité prélogique est un terme sorti par <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Lucien_Lévy-Bruhl">Lucien Lévy-Bruhl</a>, un sociologue, philosophe et anthropologue français qui a n’a connu que la
période de la préparation à la colonisation et la première moitié de celle-ci.</p>

<p>Un terme qui désignerait une mentalité qui serait étranger à des choses comme:</p>

<ul>
  <li><u>la causalité</u>: le lien de cause à effet entre deux choses, ou deux phénomènes, par exemple, une personne que l’on nommerait Ramatoa
sort de sa maison le matin et jette ses ordures (ménagères) à même le sol, une semaine plus tard elle se plaint de la saleté de son
quartier occultant totalement le lien entre la cause (elle aussi qui jette ses ordures) et la conséquence (son quartier
devenant sale);</li>
  <li><u>la non-contradiction</u>: le principe de vouloir une chose et de ne pas faire son contraire, un exemple sur l’absence de non-contradiction,
une personne que l’on nommerait Rangahy sort de sa maison le matin, se plaint des embouteillages, voudrait tellement qu’il y ait moins d’embouteillages, et pourtant,
il est seul dans sa voiture, il contribue donc à augmenter le nombre de voitures dans les rues (des rues qui—elles—n’augmentent pas),
il agit donc comme si le fait d’augmenter les voitures dans les rues <em>et</em> le fait de vouloir moins d’embouteillages n’étaient pas contradictoires.</li>
</ul>

<p>La causalité et la non-contradiction seraient donc étrangers à la personne (ou au peuple) dans la dite mentalité prélogique.</p>

<p>Seraient. Notez bien le conditionnel.</p>

<p>Bien évidemment, on pourrait se dire que Lucien Lévy-Bruhl pourrait aussi bien soutenir cette “science” d’il y a un-deux siècles qui 
consistait à mesurer la taille du crâne pour en mesurer l’intelligence appelée phrénologie puis craniométrie.</p>

<p>Les guillemets sont de rigueur. Reconnue science à l’époque (depuis réfutée) où il fallait justifier la colonisation:</p>

<ul>
  <li><u>par la religion d'abord</u>: c’est Dieu qui nous envoie pour libérer cette bande de pauvres sauvages du mal;</li>
  <li><u>par la morale ensuite</u>: nous sommes supérieurs à eux, regardez comme ils sont inférieurs, il est de notre devoir de les élever;</li>
  <li><u>par la science tant qu'on y est</u>: les élever certes, mais ils ne seront jamais comme nous, en voilà une preuve scientifique irréfutable. (“La science dit que”, “Trust the science”, ça ne vous rappelle pas quelque chose? 👀)</li>
</ul>

<p>Car voyez-vous, tout le monde, tous les Français n’étaient pas d’accord avec la colonisation, loin de là, la fin 1800 c’était un peu comme la guerre en Irak au début des années 2000, on serait ainsi tenté de croire
qu’ils ont menti aux gens pour forcer cette guerre.</p>

<p>Car c’était la guerre qui a mené au coup d’Etat par un pays étranger
du gouvernement en place. (Bon, les prises de pouvoir d’avant cela à Madagascar n’étaient pas non plus des plus “démocratiques” mais… Ce serait pour une autre fois.)</p>

<p>La colonisation c’était ça.</p>

<p>Une prise de pouvoir par la force d’un pays par un autre pays. Des dirigeants d’un pays par les dirigeants d’un autre pays.</p>

<p>Comme ce qu’a fait Adolph Hitler durant la Seconde Guerre Mondiale. Il a pris le pouvoir par la force et a mis ses hommes au pouvoir dans ces pays qui n’étaient pas le sien—du moins au début, ensuite ça l’a échappé, comme on le sait tous.</p>

<p>Un blanc qui colonise d’autres blancs!</p>

<p>Un blanc méchant qui colonise d’autres blancs gentils!</p>

<p>Imaginez le non-blanc qui découvre cela, qui revient au pays en 1945 après avoir combattu les Hitler et ses amis et puis…</p>

<p>Deux ans à peine plus tard: 1947 à Madagascar.</p>

<p>89.000 morts selon les chiffres donnés par l’administration coloniale de l’époque.</p>

<p>Ils ont changé les chiffres depuis.</p>

<p>Peut-être ne savaient-ils pas bien compter à l’époque?</p>

<p>1945, Hitler le méchant qui fait des choses horribles aux gentils.</p>

<p>Puis à peine deux ans après, en 1947, ce sont les gentils qui font des choses horribles aux méchants à Madagascar.</p>

<p>C’est quand même… fou.</p>

<hr />

<p>Bon, revenons à nos moutons 🐑</p>

<p><img src="/assets/img/sheeps.jpeg" alt="Un loup et un mouton jouant à saute-mouton" /></p>

<p>Ce concept Démocratie a été traduit en malgache par Manjakavahoaka à la base.</p>

<p>Faisant suite à:</p>

<ul>
  <li><strong>Manjakavazimba</strong>: c’est les vazimba qui règnent</li>
  <li><strong>Manjakandriana</strong>: c’est les andriana qui règnent</li>
  <li><strong>Manjakahova</strong>: c’est les hova qui règnent</li>
  <li><strong>Manjakagova</strong>: c’est les gouverneurs qui règnent</li>
  <li><strong>Manjakavahoaka</strong>: c’est le peuple qui règne</li>
</ul>

<p>Une succession que l’on pourrait apprécier comme une succession bien à la malgache.</p>

<p>Mais Manjakavahoaka n’a pas tellement pris, Demokrasia est préféré à lui, la malgachisation du mot.</p>

<p>La malgachisation passe toujours bien quand il s’agit de Démocratie en Demokrasia mais passe trop souvent mal quand il s’agit d’autres concepts pourtant tout aussi important.</p>

<p>Etrange, ne trouvez-vous pas?</p>

<p><em>Etrangers</em> au principe de la non-contradiction, un peu plus haut… C’était bien cela, était-ce bien?</p>

<p>Mais quand bien même, Manjakavahoaka n’est-ce pas plutôt la traduction de Populisme quand on y pense?</p>

<p>Il y a tellement de o dans le terme Ouroboros 🐍 qu’on pourrait s’exclamer: “Ohhhh! Mais oui! Ca se pourrait bien, oui…”</p>

<hr />

<p>J’avais l’intention, au début de l’écriture de ce post, de terminer sur une note présciente en bon auteur de science-fiction que je suis, mais je me suis abstenu à la dernière minute.</p>

<p>Pourquoi?</p>

<p>Ca ferait un trop long post.</p>

<p>Je m’exerce à ne pas faire de long posts.</p>

<p>Ainsi pour finir, de la Prélogique à la Démocratie, peut-être faudrait-il sortir, non de cette démocratie (car ce serait embêtant), mais de cette démocratie prélogique?</p>

<p>Et pour ce faire, rien de tel que de citer ce bon vieux David Lynch qui disait qu’une idée, c’est comme du poisson.</p>

<p>Une idée, c’est comme du poisson. 🍣</p>

<p>N’est-ce pas magnifique?</p>

<p><img src="/assets/img/lynch.jpeg" alt="David Lynch disant des choses sur les idées et les poissons" /></p>

<hr />

<p>PS: comme à l’accoutumé, j’écris d’une traite, je me relirais plus tard, éventuellement. Et éditerais tout ça tout ça, au cas où.</p>

<p>PPS: c’est sans doute le début d’une série de posts sur ce sujet qui me tient quand même à coeur (qui est la vie en société, 
le mieux-vivre en société, le bonheur et la plenitude pour toutes et pour tous, et comment y arriver, quelque chose comme ça)</p>]]></content><author><name></name></author><summary type="html"><![CDATA[Un post qui se veut être bref mais qui ne le serait pas, je le crains, sur des concepts tels que démocratie et prélogique.]]></summary></entry><entry><title type="html">TEDx Manjakamiadana et mes ressentis presque à chaud</title><link href="https://blog.mosenjo.com/posts/tedx-manjamiadana-et-mes-ressentis-presque-a-chaud/" rel="alternate" type="text/html" title="TEDx Manjakamiadana et mes ressentis presque à chaud" /><published>2025-09-04T00:00:00+03:00</published><updated>2025-09-04T00:00:00+03:00</updated><id>https://blog.mosenjo.com/posts/tedx-manjamiadana-et-mes-ressentis-presque-a-chaud</id><content type="html" xml:base="https://blog.mosenjo.com/posts/tedx-manjamiadana-et-mes-ressentis-presque-a-chaud/"><![CDATA[<hr />
<p>Ce post ne se portera pas sur le fond des talks (et non des conférences) ni sur la forme d’ailleurs.</p>

<p>Ce post n’expliquera pas pourquoi on dit talks et non conférences (même si c’est traduit ainsi quelque part).</p>

<p>Ce post ne vous donnerait que peu sur c’est quoi TEDx justement.</p>

<p>Ce post existe pour livrer mes ressentis.</p>

<p>Ce post n’existe que pour cela.</p>

<p>Des ressentis presque à chaud.</p>

<p>Presque.</p>

<p>Mes ressentis presque à chaud sur TEDx Manjakamadiana qui s’est déroulé le samedi 30 août 2025 dernier, au kianja d’Andohalo, là où les kabary se déroulaient entre le pouvoir public et le peuple du temps de la monarchie avant la défaite militaire face à la république française quelques années avant 1900, et là où la dite république malgache fût proclamée un certain 14 octobre 1958.</p>

<hr />

<p>Mes ressentis presque à chaud qui peuvent être factuellement maladroits—que je corrigerais un jour si tel serait le cas, dans l’esprit de ce blog qui se veut être un hâvre pour les écrits brutes dès fois, mais polies aussi parfois. Une écriture automatique tantôt, une autre un peu moins mais tout aussi automatique tantôt.</p>

<p>Quelque chose comme ça.</p>

<hr />

<p><img src="/assets/img/tedx1.jpeg" alt="TEDx Manjakamiadana un peu avant le début" /></p>

<p>Alors, je me lance, dans l’ordre chronologique des speakers, et par catégorie.</p>

<p><strong>Engagement:</strong></p>
<ul>
  <li><u>Ketakandriana Rafitoson</u>: nommée speaker 0 si mon ouïe ne m’a pas fait défaut. Lé récit, en malgache, et vaillant, qui commence par son enfance à jouer avec son frère dans la cour du Rova de Manjakamiadana m’a particulièrement marqué. Puis le feu 🔥 qui a dévasté bien plus que la matière palpable. Une sorte d’origin story émouvante, éclairante, inspirante.</li>
  <li><u>Mialisoa Randriamampianina</u>: son talk m’a le plus marqué, j’ai toujours vu les reines du 19e siècle malgache d’un oeil assez partial pour mesurer mes mots, mais son talk fût comme une étincelle. Après Gwyn Campbell qui était bien à fond pour que l’on—la jeunesse surtout—revoit Ranavalona I sous un angle plus… disons plus solaire et moins ténébreux histoire de ne pas reprendre ses propres mots,  le talk de Mialisoa fût l’étincelle de trop pour que je succombe à cela. Car je me suis alors dit: “hum, pourquoi pas, ma foi?” Et elle incarnait si bien son talk, avec une révélation, soudain, qui ne peut ne pas me toucher—et profondément. Sinon, je la lis depuis quand même pas mal de temps. Depuis l’époque du service de blogging Haut et Fort que vous ne connaissez probablement pas. On était trois à Madagascar à blogguer sur Haut et Fort à l’époque: elle, sous alias (que je ne révèlerais pas), Randy Donny qui blogue désormais <a href="https://randy-donny.com">ici</a> car, si je ne dis pas de bêtises il a perdu accès à son endurant blog, et moi, sous alias aussi (que je pourrais révéler mais bon, à quoi bon). Ah oui, Gwyn Campbell, c’était le 3 juin 2025, lors de la Colloque “Madagascar: 1300 d’histoires économiques à découvrir autrement” au Café des Arts à Antaninarenina.</li>
  <li><u>Valimbavaka Raherimananjara</u>: une heure avant qu’elle ne monte sur scène, je l’ai aperçu s’asseoir toute seule sur un banc (qui était en bon état jadis) à marmonner en silence une litanie que je ne pouvais déceler de là où j’étais. Sans doute répétait-elle, me diriez-vous. Sans doute, mais j’aime bien imaginer autre chose, voyez-vous. Elle était montée sur scène avec sa valiha. Elle a joué un morceau. On a applaudi. Puis elle a parlé des enfants qui dorment dans les rues, au vu et au su de tous. Ce qui m’a fait pensé du coup au bon samaritain du Nouveau Testament raconté par Wilson Fisk dans Daredeveil, dernier épisode de la saison 1, à l’avant-dernière scène je crois. Je vous laisse le lien de <a href="https://youtu.be/eqO3cmoFoQg?si=cqeAHF_wHOZHhr61">cette vidéo</a>, c’est en anglais, tout comme son talk.</li>
  <li><u>To Ranaivoharijao</u>: sur les écrans géants de part et d’autre de la scène, un mot “Tolona”. Je ne pus m’empêcher de me dire que peut-être Tolona (qui veut dire: lutte) serait un mot-valise comprennant To (son prénom à lui, qui veut dire: conforme au vrai) et Olona (qui veut dire: humains).</li>
  <li><u>Tinawati Soesianto</u>: elle a parlé de trois choses, en écrivant ces mots je retiens l’une d’elle, la fondation. Elle a montré une photo d’une maison en cours de construction avec une bonne fondation et une avec une mauvaise fondation. Ca m’a marqué. Elle a aussi parlé de sa mère au tout début, de ce petit trou dans ce gros rocher qu’à la longue la toute petite goutte d’eau a percé. Ca m’a aussi marqué. Particulièrement.</li>
</ul>

<p><strong>Science et Nature:</strong></p>
<ul>
  <li><u>Dr Christian Ratompoarison</u>: il a parlé d’insectes. On connait tous les insectes. Mais lui, il a parlé d’insectes à manger, à cultiver (ou bien à élever?) comme solution pour la faim à Madagascar. Ca m’a amusé. Et ça m’a aussi—d’une certaine manière—ouvert les yeux sur le bien fondé de tout cela, que ce n’est pas juste une mode venue des pays qui cherchent des problèmes là où il y en a et qui apportent des solutions qui ne correspondent que peu, ou pas. Manger des insectes pourrait bien être une clé, ça me titille. Et de plus en plus.</li>
  <li><u>Riantsoa Randrianantenaina</u>: sur la photo officielle, il porte des lunettes, lors de son talk, il n’en portait pas et il m’avait l’air différent. J’étaits obnubilé par cela. J’ai retenu sustainability. Et il a parlé de cela bien et loquacement. Je me suis demandé pourquoi en français sustainability c’est pas juste traduit sustainabilité. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué? Le malgache ne devrait pas en prendre de la graine—et pourtant.</li>
  <li><u>Stem4Good</u>: elles étaient deux sur scène, Maria et Santa, jouant une sorte de pièce captivante entre la mentor et sa mentee. Les rôles pouvant s’inverser, la mentor se devant d’avoir un côté mentee, et la mentee un côté mentor. Energique et inspirante, elles étaient les plus jeunes ce jour-là. J’ai particulièrement bondi de joie intérieurement en voyant tous ces dictionnaires ouverts sur l’écran géant.</li>
  <li><u>Dr Herimampita Rarivomanantsoa</u>: il a parlé intelligence articielle, il a parlé éthique, bioéthique plus précisémment. Il a parlé de nos données personnelles dans le numérique, dans les bits. Il a parlé de tout ça, et bien plus encore. Je me suis dit que tout ça c’est si important et il me semble bien être le seul à en parler. Heureusement qu’il en parle. Et quelque chose me dit qu’il n’en a pas fini d’en parler, et ça tombe bien, on en a tellement besoin. Une technologie donnée se doit d’être discutée—et profondément. Sinon… Eh bien, à Madagascar, voyez autour de vous ce que ça donne quand on n’en discute que superficiellement—et encore.</li>
  <li><u>Pr Jonah Ratsimbazafy</u>: je me suis laissé emporté par son kabary—son harangue. Je me suis dit que les harangues des MDRM devraient ressembler à cela. Il a fait son talk en malgache. Et il a fait son talk bien à la malgache qui harangue les foules. Et il a bien harangué la foule avec son drapeau malgache 🇲🇬 en guise de lamba et sa verve à la prédicateur. Je me suis dit que les jeunes devraient en prendre de la graine sur comment raviver le feu intérieur des Malgaches (non, je ne veux pas dire Malagasy, pour faire court, disons que j’ai jamais été dans le politiquement correct).</li>
</ul>

<p><strong>Arts et Résistance:</strong></p>
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  <li><u>Michèle Rakotoson</u>: toujours égale à elle-même. Elle a commencé avec le kabeso du roi sakalava Toera en rendant hommage au travail immense et remarquable de Klara Boyer-Rossol étalé sur 17 ans. Un travail qui a porté ses fruits. Kabeso, c’est un terme qui veut dire “tête” ou “crâne” 💀 mais seulement sur la personne du roi. Ce qui me rappelle la grammaire coréenne qui incorpore les honoriques. Les honorifiques, disons que c’est une sorte de niveaux de politesse dans la façon de parler, du choix des mots et du verbe. Pour revenir à son talk, elle l’a fait en malgache et en français, et j’ai surtout retenu: Transmission. Un concept qui fait cruellement défaut à cette société-ci, me suis-je dit, et ceci—sans aucun doute—expliquant cela.</li>
  <li><u>Mose Njo</u>: bon, ça c’est moi. Ce fût un moment particulier. Et ce ne fût pas du tout facile. J’ai parlé publiquement, et pour la première fois, de choses qui se passent dans ma tête, de comment je ne pense pas comme… disons, pas comme tout le monde, de comment ce n’est pas si anormal que cela, de comment on gagnerait—en tant que société, donc collectivement—à considérer, à reconsidérer comment on se comporte avec les personnes dites différentes, comme les créatifs, introvertis, ou les aspies ou les gens qui vivent avec l’aphantasie ou cette petite fille dans la salle de classe perdue dans ses pensées qui pourraient bien avoir la plus belle des questions, la plus magnifique des histoires si seulement on ne la jugeait pas car elle ne regarde pas dans les yeux, pour ne citer que. On gagnerait tellement à faire cela, et Dieu sait que cette société-ci est en perdition car faisant tout le contraire. Voilà. J’en parlerais peut-être un peu plus prochainement, ou un jour, qui sait.</li>
  <li><u>Harnelle Rakotobe</u>: dans ma tête j’étais encore en mode talk. Mais j’ai quand même retenu une histoire familiale qu’elle a partagé, victime d’un dit capitalisme sans âme ni humanité. J’ai retenu cela. Et j’ai retenu son engagement. Et je me suis dit que tout ça, ça ranime et ça ravive quand même la flamme 🔥 de l’espoir qui peinerait en nous.</li>
</ul>

<p>Voilà.</p>

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<p>Encore une fois, un post écrit presque d’une traite. Je traiterais les éventuelles coquilles plus tard, ou juste après, qui sait.</p>

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<p>C’est un honneur d’avoir partcipé à ce TEDx Manjakamiadana, et c’est un honneur d’avoir partagé la scène avec autant de belles idées qui méritent tellement d’être partagées.</p>

<p>De belles idées qui méritent tellement d’être partagées.</p>

<p>Encore et encore et encore et encore.</p>

<p>Ah oui, juste après la fin des talks, juste après qu’Imiangaly a chanté Nosy Tanindrazako de Ludger Andrianjaka, 
au beau milieu de sa deuxième chanson, les gens ont crié de joie.
Le premier but de l’équipe nationale de football de Madagascar (nommée assez récemment Barea).</p>

<p>Une émotion particulière, une sorte de… disons, de cerise 🍒 sur le gâteau après le délice de tant d’idées distillées.</p>

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<p>PS: avez-vous remarqué que l’équipe de football de France (mais pas que), on ne les appelle pas par un nom d’animal?—Ils disent juste: “Allez la France!”,
je me dis toujours que “Alefa Madagasikara!” c’est mieux que “Alefa Barea!”, mais bon, qu’est-ce que j’en sais du foot, moi, diraient certains.</p>

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<h3 id="et-pour-finir-un-petit-jeu--histoire-de-rester-dans-le-topic-et-histoire-de-ressentir-autrement-disons-la-difficulté-de-tout-ça-tout-ça">Et pour finir, un petit jeu 🎮, histoire de rester dans le topic, et histoire de ressentir autrement disons la… difficulté de tout ça tout ça:</h3>

<iframe src="/assets/games/daga/index.html" style="width:100%; height:500px; border:none;" title="daga"></iframe>]]></content><author><name></name></author><summary type="html"><![CDATA[Des idées qui méritent d'être partagées, à Andohalo, des siècles plus tard.]]></summary></entry></feed>